Philippe Randa

la chronique

la tribune libre

connaître philippe randa

connaître peter randa

contact

recherche du site
recherche avancée

lettre d'information

rss flux rss

les dernières chroniques
3/02/12
Que vous soyez anti-raciste subventionné ou non…
La présence de Marine Le Pen à une festivité autrichienne a déclenché une nouvelle...
blank
29/01/12
Quand j’entends le mot « culture », je sors mon téléphone
Avec la fermeture du site web Megaupload (MU) et le lancement des forfaits Free...
blank
22/01/12
Pronostic, mon beau pronostic, dis-moi qui est…
« Quelle que soit la sottise des pronostics, la réalité la dépassera » (Natalie...
blank
12/01/12
Les apprentis bouffons de la politique
L’actuelle campagne pour la prochaine élection présidentielle semble chaque...
blank
4/01/12
Personnalités « préférées » ou « politiquement correctes » ?
Le classement des personnalités préférées des Français, réalisé par l’Ifop pour...
blank
les dernières tribunes
3/02/12
REGARDS & POINTS DE VUE
Avec ce premier numéro, dont le choix du contenu a été guidé par l’actualité,...
blank
22/01/12
La France de 2012 et le retour des hobbits
En 1997, j’avais publié un livre sur Tolkien, plus grand écrivain d’aventures...
blank
12/01/12
Le noël latino ou l’irrésistible ascension de l’Amérique du sud
Une journaliste uruguayenne faisait récemment remarquer au prix Nobel Mario...
blank
4/01/12
Perspectives politiques 2011-2012 : Vive la crise !
Philippe Randa (écrivain, chroniqueur politique et éditeur) sera au LOCAL (92,...
blank
28/12/11
Euroflash décembre 2011
EXILS En France, l’arrivée aléatoire de la Gauche au pouvoir en juin prochain...
blank
les sites à visiter
Dualpha.com
Editeur non-conformiste
blank
Librad.com
PLus de livres pour plus de liberté
blank
Synthèse nationale
blank
Vendredi, 1 Août 2008
imprimer
mail
Toi aussi, un jour, ma Cour pénale internationale…
Philippe Randa
La Chronique
Radovan Karadic a donc comparu pour la première fois devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).
Après Slobodan Milosevic et en attendant sans doute l’ex-chef militaire des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, toujours en fuite ou, c’est selon, toujours en attente d’une très médiatique arrestation lorsque les vertueux États-Unis d’Amérique auront besoin de détourner l’attention de leurs difficultés, voire de leurs propres crimes de guerre, si ce n’est contre l’Humanité.
Il en va ainsi sinon des lois de la guerre, du moins de celles des vainqueurs. Le « malheur aux vaincus » du chef gaulois Brennus aux défenseurs du Capitole obligés de lui payer un lourd tribut pour qu’il lève le siège date de 390 avant JC. Autres temps, même mœurs… Rien n’a changé ! Rien ? Si, les vainqueurs, désormais, rançonnent tout autant les vaincus, mais ajoutent à la loi du plus fort des champs de bataille, d’insupportables et hypocrites procès.
Rappelons ce qu’un Juge du Tribunal de Nuremberg en 1946 avait asséné au maréchal Keitel (qui se défendait des accusations portées contre l’Allemagne en prétextant ce qu’avaient fait les Alliés) : « Nous sommes là pour juger vos crimes, pas les nôtres. »
Ainsi, quatre États et non des moindres ont refusé de ratifier le Traité de Rome (la Russie ou la Chine) ou l’ont signé, mais pas ratifié (les États-Unis et Israël). Traité de Rome qui a créé la Cour pénale internationale (CPI). Les États-Unis s’en explique d’ailleurs avec un rare cynisme : ils craignent que cette dernière soit utilisée contre eux à des fins politiques.
Les USA savent de quoi ils parlent. Et pour cause ! Julien Detais, Doctorant chargé d’enseignement à la faculté de droit d’Angers, l’explique clairement : « L’entrée en vigueur le 1er juillet 2002 de la Cour pénale internationale est sans conteste un événement historique majeur, mais il est à regretter que de grandes puissances comme la Chine, l’Inde et notamment les États-Unis ne soient pas parties au Statut de Rome. Les réticences exprimées par ces derniers sous la présidence Clinton ont en effet été concrétisées par le gouvernement Bush. La politique suivie se révèle toutefois ambivalente au regard de l’objectif recherché qui est de soustraire les ressortissants américains de la compétence de la Cour et plus particulièrement les soldats engagés dans des missions de maintien de la paix. Pour ce faire, les gouvernants américains ont donc mis en place toute une série de mécanismes juridiques qui s’avèrent être en contradiction avec l’objet et le but de la Convention de Rome. » (www.droits-fondamentaux.org).
On est jamais mieux protégés… que par soi-même !
Jules César avait promené Vercingétorix comme trophée de sa longue campagne militaire en Gaule, en vue de son triomphe à Rome, puis l’avait maintenu prisonnier, avant de s’en débarrasser en le faisant étrangler.
Mais un jour, au faîte de sa puissance, César fût frappé de 23 coups de poignard par les sénateurs qui l’entouraient. Voyant Brutus, fils de sa maîtresse Servilia, parmi eux, il lui lança : « Tu quoque, mi fili » (Toi aussi, mon fils). Par dépit… ou comme une malédiction à son adresse : « Qu’il t’arrive à toi aussi le même sort ! »
Aujourd’hui, l’empire américain expose les vaincus au TPIY pour abuser les naïfs et poursuivre son business… jusqu’au jour, sans doute, où, ayant à son tour chuté, l’Oncle Sam gémira à la face du Monde : « Tu quoque, ma Cour pénale internationale… »

Commentaires (0)