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Jeudi, 6 Novembre 2008
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Quand les talibans multiracistes exultent
Philippe Randa
La Chronique
Pour certains, la France n’est plus un pays, mais un « land » de l’Europe. Durant ce dernier mois, on aurait pu à juste titre considérer qu’elle était plutôt le 51e État des États-Unis d’Amérique. L’élection américaine a en effet mobilisé la totalité des médias de l’hexagone et plusieurs sondages ont même indiqué les intentions de vote des Français à cette occasion (sic !)… avec un résultat digne de ceux de la défunte URSS (et re-sic !) : « Pour 85 % des Français interrogés, l'élection du successeur de George W. Bush est une “bonne chose”. Ce chiffre tombe à 43 % côté américain » (Le Figaro d’hier ; 84 % pour Aujourd’hui-Le Parisien de ce jour).
C’est vrai que cette élection est différente des précédentes. La haine viscérale de la presse française contre le candidat républicain s’est tout autant déchaînée qu’habituellement, mais elle était sublimée cette fois-ci par la couleur de peau du candidat démocrate.
Plus Barack Obama se rapprochait de la Maison Blanche, plus l’hystérie raciste atteignait son paroxysme. Le candidat démocrate n’allait pas l’emporter « bien que », mais « parce que » ! Et l’enthousiasme de tous les professionnels de l’anti-racisme et des obsédés de l’éternelle repentance de l’homme blanc, n’a fait que croître jusqu’au shoot final de ce qu’ils considèrent péremptoirement comme « leur » victoire finale. Le résultat de cette élection restera comme le plus beau jour de leurs fantasmes… dont l’inspiration, à l’évidence, puise ses sources dans les Lois de Nuremberg érigées en Allemagne durant le régime national-socialiste : la race prime tout !
Pour ces talibans du racisme le plus obsessionnel, nul doute que la victoire de Barack Obama est dûe à la même cause que celle de notre équipe de football lors de la Coupe du Monde de football en 1998 : le métissage… auquel seuls ceux qui n’ont rien compris au sens revu et corrigé de leur histoire révélée, ont eu l’indécence de faire allusion, quatre ans plus tard, lorsque la même équipe multiraciale s’est faite piteusement éliminer dès le premier tour.
Il faut bien se dire que, pour les talibans de la société multiraciste, le concept racial ne compte qu’en cas de victoire. Il est nul et non avenu en cas de défaite.
Ce qui laisse augurer qu’en cas d’échec de Barack Obama à sortir son pays de la crise économique et ses soldats des guêpiers afgans et irakiens… et s’il devait laisser, lui aussi, pourrir les conflits du Moyen-Orient comme ses prédécesseurs, voire s’il continuait à en créer d’autres aux frontières russes, la pigmentation de sa peau n’aurait plus la même importance. À l’évidence !

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