Philippe Randa

la chronique

la tribune libre

connaître philippe randa

connaître peter randa

contact

recherche du site
recherche avancée

lettre d'information

rss flux rss

les dernières chroniques
30/08/10
Au mépris de la décence publique
Si l’été a été et continu et continu d’être rude pour le ministre du Travail...
blank
12/08/10
Médiocrités politico-médiatiques
La France aurait les dirigeants qu’elle mérite, dit-on souvent. En tous cas,...
blank
29/07/10
France d’en haut et France des routes
Un événement en chasse un autre, une affaire en fait oublier une autre… Tout...
blank
21/07/10
Des Boucs “Blanc-Beur” très émissaires
Il y a ceux qui aiment la chair fraîche et sont cloués au pilori pour cela et...
blank
7/07/10
Un slogan devenu rengaine
Il en va des réputations comme des pucelages, une fois qu’elles sont perdues,...
blank
les dernières tribunes
21/08/10
Signez la pétition d'Anne Brassié contre la profanation, par M. Aillagon, d'un symbole de la France.
Murakami et ses mangas pornographiques sont-ils à leur place au Château de...
blank
11/08/10
France, un écrivain, père de huit enfants, est incarcéré pour ses recherches historiques
Et la presse dite « libre » n’en dit rien ! Né en 1969, marié et père de 8...
blank
11/08/10
LE NOUVEAU FLASH - N° 46 – EST ARRIVÉ !
• Barbarie urbaine en sarkozie : la France a peur… et si elle avait raison ?...
blank
29/07/10
Pétition Il faut défendre Aurelie Boullet
Cette pétition sera adressée à Alain Rousset, président du Conseil régional...
blank
21/07/10
Éloge permanent de l’Allemagne éternelle et multiraciale
On compte toujours sur eux : les Allemands ne déçoivent jamais. Ils étaient...
blank
les sites à visiter
Dualpha.com
Editeur non-conformiste
blank
Librad.com
PLus de livres pour plus de liberté
blank
Synthèse nationale
blank
Vendredi, 5 Septembre 2008
imprimer
mail
L’erreur de l’occident et le messianisme russe
Nicolas Bonnal
La Tribune libre
Nous sommes enfin devant un grand événement, un événement qui balaie les arguments néoconservateurs sur la fin de l’histoire, et qui bien plus que les attentats du 11 septembre, nous pose face à la vraie question géopolitique : que faire de l’exception russe qui fascine depuis Ivan ou Pierre le Grand, et qui est venue à bout de Hitler et de Napoléon, les deux dictateurs visionnaires qui avaient voulu fonder un empire comme la Russie ?
Le général De Gaulle l’avait dit à Tournoux, à l’époque de la décolonisation : « La Russie boira le communisme comme le buvard boit l’encre ». Le résultat est qu’aujourd’hui l’empire russe est beaucoup plus puissant qu’au temps de l ‘union soviétique. Le communisme que nous avons fait mine de combattre nous a protégés durant cinquante ans, nous petit cap de l’Asie, de la Chine, de la Russie et même de l’Inde, qui avait quasi collectivisé son industrie en s’inspirant des modèles fabiens britanniques. Maintenant nous nous retrouvons tout nus devant des puissances formidables qui n’ont pas abjuré leur passé, leurs racines ou même leur nationalisme.
De Gaulle avait dit aussi qu’il faudrait faire l’Europe de l’Atlantique à l’Oural. Le rideau de fer créé par les alliés et défini par Churchill empêchait toute unification continentale, rendue pourtant évidente dès le congrès de Vienne en 1815. Il nous fallait des années 1990 nous rapprocher de la Russie et l’intégrer à l’Europe. Nous ne l’avons pas fait, préférant vendre la peau de l’ours russe avant de l’avoir tué. Lorsqu’ils bombardaient la Serbie, les Américains se moquaient des russes, et de leur PNB hollandais… Aujourd’hui la moitié de leurs villes sont tiers-mondisées (voir le classement de l’agence Mercer) et ils sont incapables de se dépêtrer de l’Irak ou de l’Afghanistan. E c’est eux qui s’entêtent à encercler la Russie en l’accusant elle d’agressivité déplacée…
C’est que l’occident s’est séparé de l’idée européenne et même la combat. Il veut une rupture entre l’est et l’ouest de l’Europe. Il veut islamiser l’Europe en y faisant rentrer la Turquie et la moitié de l’Afrique, et désire provoquer la Russie à n’importe quelle occasion en pavant ses frontières de lance-missiles et autres gracieusetés. Le choc des civilisations dont on nous rebattu les oreilles n’oppose pas les chrétiens aux musulmans, qu’on laisse prendre le pouvoir en Méditerranée (voir l’humiliation de l’Italie devant la Libye), en France ou en Angleterre et bientôt aux États-Unis avec le musulman Obama. Le choc des civilisations oppose plutôt les post-chrétiens de l’occident « drouadlhommiste » aux orthodoxes.
Et ce choc était prévu depuis longtemps par Dostoïevsky. Le grand écrivain était un fervent partisan du panslavisme et il disait que l’occident avait corrompu l’idée chrétienne que les russes illustraient. C’est Chatov, un des personnages des Possédés, qui illustre ce panslavisme et ce messianisme russe. On sait que Dostoievki adorait le peuple, les moujiks, tout ce tissu vivant et organique, qui allait être dévoré par le développement industriel. Mais à l’époque la Russie est encore préservée.A l’époque la
On put parler d’un volksgeist, pour reprendre un terme toujours à la mode, qui perdure en Russie, depuis l’arrivée au pouvoir de Poutine, Pour Dostoievsky, il n’y a pas un déclin global de l’occident chrétien, mais un effondrement du monde germano-romain, et même catholique, qui a en quelque sorte épuisé ses cartouches. Mais la Russie est le nouveau peuple élu prêt pour les combats spirituels du XXIe siècle. En 1917, sur son lit de mort, Bloy lance la phrase fameuse : j’attends les cosaques et le Saint-Esprit. Un siècle plus tard cette phrase étrange garde son pouvoir de fascination, plus que l’argument ressassé des gazoducs azéris. La Russie messianique est de retour et veut le faire savoir à l’occident déboussolé qui envoie ses soldats se faire tuer pour rien aux quatre coins du monde.
Un film a célébré cette résurrection russe : L’Arche russe de Sokourov. Et l’on voit une ambassade perse demander pardon à l’empereur russe pour une vétille. On rapprochera cette allusion ignorée à l’époque de la vente présumée par les russes du système de défense S-300 aux iraniens. L’ours irrité a en tout cas prévenu son monde. Et l’Europe n’a qu’à s’en prendre à elle-même d’avoir préféré un destin atlantéen de plus en plus aléatoire ou ubuesque à son destin continental.

Commentaires (0)