Philippe Randa

la chronique

la tribune libre

connaître philippe randa

connaître peter randa

contact

recherche du site
recherche avancée

lettre d'information

rss flux rss

les dernières chroniques
30/08/10
Au mépris de la décence publique
Si l’été a été et continu et continu d’être rude pour le ministre du Travail...
blank
12/08/10
Médiocrités politico-médiatiques
La France aurait les dirigeants qu’elle mérite, dit-on souvent. En tous cas,...
blank
29/07/10
France d’en haut et France des routes
Un événement en chasse un autre, une affaire en fait oublier une autre… Tout...
blank
21/07/10
Des Boucs “Blanc-Beur” très émissaires
Il y a ceux qui aiment la chair fraîche et sont cloués au pilori pour cela et...
blank
7/07/10
Un slogan devenu rengaine
Il en va des réputations comme des pucelages, une fois qu’elles sont perdues,...
blank
les dernières tribunes
21/08/10
Signez la pétition d'Anne Brassié contre la profanation, par M. Aillagon, d'un symbole de la France.
Murakami et ses mangas pornographiques sont-ils à leur place au Château de...
blank
11/08/10
France, un écrivain, père de huit enfants, est incarcéré pour ses recherches historiques
Et la presse dite « libre » n’en dit rien ! Né en 1969, marié et père de 8...
blank
11/08/10
LE NOUVEAU FLASH - N° 46 – EST ARRIVÉ !
• Barbarie urbaine en sarkozie : la France a peur… et si elle avait raison ?...
blank
29/07/10
Pétition Il faut défendre Aurelie Boullet
Cette pétition sera adressée à Alain Rousset, président du Conseil régional...
blank
21/07/10
Éloge permanent de l’Allemagne éternelle et multiraciale
On compte toujours sur eux : les Allemands ne déçoivent jamais. Ils étaient...
blank
les sites à visiter
Dualpha.com
Editeur non-conformiste
blank
Librad.com
PLus de livres pour plus de liberté
blank
Synthèse nationale
blank
Mardi, 9 Juin 2009
imprimer
mail
Une Europe de vieux punks
Nicolas Bonnal
La Tribune libre
Barack Obama est venu visiter la vieille Europe chère à Rumsfeld. Il a commencé par visiter le camp de Buchenwald puis les plages du débarquement en Normandie, cette province anglo-saxonne depuis toujours, et malgré elle : c’est tout ce qui reste de notre histoire, comme disait un jour Robert Badinter : nous, c’est Vichy, les Allemands c’est Auschwitz. Allez bâtir un projet politique avec cela.
Nous sommes ensuite allés voter dimanche en pleurant la disparition bermudienne de l’Airbus européen, et en affrontant, au moins en Méditerranée, une de ces tempêtes du siècle qui surviennent chaque mois, et qui dévastent chaque fois un peu plus ce qui reste de nos côtes d’usure. Est-ce qu’une baraque trempée de sel peut valoir dix millions d’euros de moins ? C’est la question métaphysique du XXIe siècle qui se pose là.
Les résultats ne se sont pas fait attendre : comme le baba cool déçu d’Apocalypse Now, nous nous foutons de tout, et n’allons plus voter. L’Europe n’est plus chrétienne, n’est plus sociale, n’est plus occidentale, n’est plus libérale, elle n’est plus rien. Le peuple de gauche a démographiquement disparu, comme le peuple nationaliste comme le peuple qui pensait tenir des projets historiques. On vote bling-bling ou rigolard (Ah ! l’increvable Dany…) en France comme en Italie, ou pour sauver –littéralement – les meubles en Espagne. En Allemagne, les milieux d’affaires et les banquiers qui ont ruiné le continent pour imposer leur monnaie, l’euro, peuvent se frotter les mains : car les sociaux-démocrates de Schroeder et consorts avaient fait tout ce qu’il fallait, avec le New labour de l’idiot utile (et enrichi) Tony Blair pour décourager les salariés et les employés, les ouvriers et même les immigrés naturalisés
(j’en connais) d’aller voter pour eux.
Ce week-end, l’économiste Christian Saint-Etienne annonçait dans Valeurs actuelles une prochaine disparition de l’euro… la zone euro est ingérable, elle n’a aucune unité socio-économique, chaque état n’en fait qu’à sa tête… Après tout, pourquoi pas ? Tout peut disparaître : le dollar, la forêt tropicale, la couche d’ozone, le pétrole, les religions et j’en passe… En ces temps de nihilisme dilettante, on s’accommode de tout, pourvu que l’on puisse glisser en trottinette. Le plus amusant est qu’on nous demande d’aller voter pour le nihilisme européen, et, qu’à moins d’être belge et soumis à l’amende (même pour voter aux européennes ?), on ne va voter que pour s’occuper un dimanche…
L’autre jour, me parlant de l’Europe, un gosse nommé Arnaud me demandait timidement : - Mais que fera-t-on quand on aura tous cent ans ?
Bonne question, Arnaud, merci de nous l’avoir posé. On parle des chinois, mais ils seront un demi-milliard à avoir l’âge de la retraite en 2050… A moyen terme, les chinois ne sont pas mieux lotis que la vieille Europe ou l’obèse Amérique, qui ne peut plus rien entreprendre.
Il y a trente ans, lorsque j’avais quinze ans, le film de ma génération était Apocalypse now. On y voyait le colonel Kurtz dégénérer comme un vieux touriste alcoolo au fond d’une jungle conradienne ; et la baba cool déjà cité rêver d’un ailleurs moins enquiquinant que cet ashram où il avait perdu ses meilleures heures… A la même époque, nous avions les punks de Sid Vicious et des Sex Pistols qui proclamaient tout de haut : - No future !
Après, nous avons eu les drogues, la drogue financière et immobilière en particulier, qui nous a maintenus à flots avec en plus les fantastiques augmentations des dettes publiques qui feraient se tordre de rire un empereur ou un ancien roi. Et nous avons, en ce soir d’européennes, que les punks avaient raison, qu’il n’y a plus de future, mais qu’il y a par contre un peu partout au pouvoir des punks vieillissants…
Face en tout cas à la barbarie nihiliste et vieillarde de ces temps méprisables, je ne vois qu’une option : la famille chrétienne, ou la famille croyante, la seule qui pourra affronter les ennuis présents et à venir.

Commentaires (0)