Philippe Randa

la chronique

la tribune libre

connaître philippe randa

connaître peter randa

contact

recherche du site
recherche avancée

lettre d'information

rss flux rss

les dernières chroniques
30/08/10
Au mépris de la décence publique
Si l’été a été et continu et continu d’être rude pour le ministre du Travail...
blank
12/08/10
Médiocrités politico-médiatiques
La France aurait les dirigeants qu’elle mérite, dit-on souvent. En tous cas,...
blank
29/07/10
France d’en haut et France des routes
Un événement en chasse un autre, une affaire en fait oublier une autre… Tout...
blank
21/07/10
Des Boucs “Blanc-Beur” très émissaires
Il y a ceux qui aiment la chair fraîche et sont cloués au pilori pour cela et...
blank
7/07/10
Un slogan devenu rengaine
Il en va des réputations comme des pucelages, une fois qu’elles sont perdues,...
blank
les dernières tribunes
21/08/10
Signez la pétition d'Anne Brassié contre la profanation, par M. Aillagon, d'un symbole de la France.
Murakami et ses mangas pornographiques sont-ils à leur place au Château de...
blank
11/08/10
France, un écrivain, père de huit enfants, est incarcéré pour ses recherches historiques
Et la presse dite « libre » n’en dit rien ! Né en 1969, marié et père de 8...
blank
11/08/10
LE NOUVEAU FLASH - N° 46 – EST ARRIVÉ !
• Barbarie urbaine en sarkozie : la France a peur… et si elle avait raison ?...
blank
29/07/10
Pétition Il faut défendre Aurelie Boullet
Cette pétition sera adressée à Alain Rousset, président du Conseil régional...
blank
21/07/10
Éloge permanent de l’Allemagne éternelle et multiraciale
On compte toujours sur eux : les Allemands ne déçoivent jamais. Ils étaient...
blank
les sites à visiter
Dualpha.com
Editeur non-conformiste
blank
Librad.com
PLus de livres pour plus de liberté
blank
Synthèse nationale
blank
Mardi, 2 Février 2010
imprimer
mail
Euroflash 64
Jean-Claude Jézéquel
La Tribune libre
IMMIGRATION ET CHUTES DE NIVEAUX : L’ITALIE PREND DES MESURES
La part grandissante des étrangers au sein de la population et l’accroissement des naissances qui résultent de leur implantation, en lien avec la tradition de la plupart d’entre eux, comme le coût de leur prise en charge par leur pays d’accueil, sont des sujets « tabou » tant en France que dans le reste des pays membres de l’UE. La question de la place de leurs enfants à l‘école est rarement soulevée, et quand on l’aborde, c’est plutôt pour la contourner ou pour en sous estimer les effets. Or, le niveau des classes que ceux-ci intègrent est un sujet d’importance, surtout quand la part des enfants d’étrangers est prépondérante, ce qui induit « le transfert » des « nationaux » de l’enseignement public à l’enseignement privé où le suivi normal des programmes n’est pas menacé, phénomène en continuelle inflation. Ainsi, si le contingentement des élèves étrangers s’avère être une nécessité pour limiter les chutes du niveau des classes, c’est en Italie seulement où elle est formellement prise en compte. En effet, la ministre de l’Education Mariastella Gelmini, a limité à 30 % la présence d’élèves non italiens dans les classes. Les élèves étrangers qui ont un bon niveau d’italien ne seront pas comptabilisés dans le quota, alors que ceux qui ne trouveraient pas de places dans les classes normales seront regroupés dans des classes « d’insertion ». La mesure prendra effet à la prochaine rentrée scolaire et sera mise en œuvre progressivement. Elle pourra ne pas être appliquée en montagne ou dans les îles où l’isolement empêche le redéploiement des enfants : cette dérogation au principe retenu en raison d’un autre, le principe de réalité, concerne plutôt l’Italie du Nord ou les non Italiens représentent 10 à 13 % des élèves.

BACHOTAGE A BRUXELLES
En vue de leur examen de passage devant le Parlement européen pendant ce mois de janvier pour être formellement retenus dans leurs fonctions, les « candidats commissaires » ont reçu la somme des dispositions recouvrant la législation européenne et plusieurs centaines de pages ainsi que la liste des initiatives menées pendant les cinq années du premier mandat de José Manuel Barroso. Les députés européens s’assurent ainsi « de la compétence, de l’indépendance indiscutable et de l’engagement européen » de ces derniers. Le programme de la Commission à venir prend le contre-pied du précédent dont le mot d’ordre était « moins réguler ». Michel Barnier, admissible, en charge du Marché intérieur, est donc désormais à pied d’œuvre et au pied du mur : il doit « approfondir le processus d’intégration européenne » et relancer le marché unique, sous l’œil des Anglais, fort sceptiques (nous aussi).

TOUTE SEULE A SE SAIGNER POUR SAUVER LA PLANETE !
Pendant que l’Europe et la France, en premier lieu, prélèvent et réglementent pour réduire les émissions à effet de serre, afin de « sauver la planète », objectif on ne peu plus louable, les autres, d’abord les Etats-Unis et la Chine, y travaillent différemment. Ces derniers cherchent et investissent, s’assurant ainsi à très court terme la maîtrise du marché vert (green business). Les premiers se sont convertis au capitalisme vert avec un financement de 160 Mds de $, entre les crédits du plan de relance américain d’Obama et la mondialisation des fonds d’investissement, et les green techs ont pris le relais des start-up Internet d’hier dans la fameuse Silicon Valley. Quant à la Chine, elle s’est lancée dans la production mondiale d’éoliennes (1er producteur mondial !), de panneaux solaires, d’ampoules basse consommation, de batteries pour véhicules électriques, faisant passer le financement de sa recherche de 1,5 % à 2 % du PIB en 2010. Elle travaille sur la captation du carbone, sur l’habitat écologique, etc. L’Europe, mise hors jeu à Copenhague par manque de discipline et de cohésion, en raison d’intérêts divergents très directement liés à leurs réalités et contraintes économiques et sociales propres (nucléaire non polluant pour la France, charbon et lignite pour l’Allemagne qui avait retenu sa production nucléaire, par exemple), ce que l’on a oublié d’observer, ou encore plus occultes (au sein de chaque Etat membre, nombre de groupes sont transnationaux et exercent pressions ou chantages sur les politiques), s’est méprise surtout pour avoir accordé une priorité absolue à l’écologie au détriment du développement et de l’emploi, quand le monde émergent, d’une part, les Etats-Unis, d’autre part, n’entendent pas composer avec leur souveraineté et leur croissance et sacrifier la plus petite part de ces dernières à la protection de l’environnement. En France, la taxe carbone telle qu’initialement « pensée » qui, si elle avait dû être appliquée, n’aurait pénalisé qu’une partie des pollueurs et moins de 7 % des gaz émis, était perçue pour certains comme un geste de séduction du chef de l’Etat (persuadé que sa réélection en 2012 passera par l’examen de son programme en faveur de l’environnement), à l’adresse des écologistes à la veille des élections régionales, n’apparaît pas comme « la » solution, sinon à engranger des recettes immédiates, en attendant une levée de boucliers dans des délais très courts. En cas de hausses (probables) des énergies fossiles, elle deviendrait insupportable. A 17 euros la tonne de carbone, elle majorerait le prix du litre d’essence de 3,2 %, celui du diesel de 4,4 %, du fioul de 7 % et du gaz de 15 % ! Pour la faire « accepter » par le Conseil constitutionnel au regard de ses observations, il faudrait l’imposer aux industriels des secteurs de la cimenterie, de la pétrochimie, de la sidérurgie, par ailleurs assujettis aux quotas du marché européen du carbone dès 2013. Pour la leur faire accepter, il faudrait mettre en œuvre (en s’appuyant sur la directive européenne sur les aides à l’environnement) un système d’abattements fiscaux inextricable. Enfin, cette taxe carbone viendrait s’ajouter aux taxes qui dissuadent déjà la création de l’activité et de l’emploi, quand le délabrement des finances du pays, celui de ses outils de production, et l’importance de son chômage sont très inquiétants. Si le marché des quotas n’apparaît pas suffisant, bien qu’étant le moyen le mieux adapté en Europe pour participer à la protection de l’environnement, il faudra trouver d’autres formules incitatives lisibles, positives et égalitaires, en tous les cas moins pénalisantes qu’une taxe impopulaire.

L’EAU, LE PLOMB ET L’EUROPE : RAPPEL
Une directive européenne de 1998, transposée dans le droit français en 2001 impose une teneur en plomb de l’eau au robinet inférieure à 10 microgrammes par litre avant la fin de 2013, contre 25 microgrammes, norme tolérée aujourd’hui. L’application de cette mesure européenne impose la suppression de toute source d’exposition au plomb en commençant par les branchements relevant de la responsabilité des collectivités. Paris a achevé sa mise aux nouvelles normes fin 2009. La France, avec 3,9 millions de branchement en plomb, est le premier Etat membre de l’UE concerné par la directive. Le coût de cette opération dans sa globalité est estimé à 4 Mds d’euros (500 millions pour les 144 communes du Syndicat des eaux d’Ile-de-France). Par ailleurs, les canalisations intérieures des 10 millions de logements anciens (avant 1948) devront être ensuite aussi remplacées, pour un coût global pour l’ensemble des copropriétaires concernés d’environ 7 Mds d’euros…

HAÏTI : L’EUROPE ENVOIE SES GENDARMES
L’UE est le principal fournisseur d’aide en Haïti. Il convient de le rappeler. Le lundi 25 janvier, elle a décidé d’y envoyer une mission de 350 gendarmes. La France, avec 140 hommes, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas participeront à cette opération destinée à renforcer la Minustha (mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti). Plusieurs pays de l’Union ont refusé de s’y joindre, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni. Catherine Ashton, la « Haute représentante » (quand elle met ses talons hauts ?) de l’UE pour les affaires étrangères, critiquée pour son absence, a promis de « tirer les leçons » de la catastrophe sans plus s’étendre. On ne sait si elle soutiendra l’idée de créer une force de protection civile européenne que réclame la France et le Président du Conseil européen (Herman Van Rompuy.

LES HOMMES ET LEURS BAGAGES D’ABORD
Le pourcentage des femmes dans les Conseils d’administration a fait l’objet de débats divers ces derniers temps avec quelques suggestions ici et là pour que ces dernières soient plus représentées, dont une législation qui imposerait la parité, dans l’esprit du moment, celui des quotas. Les médias européens se sont penchés sur les réalités européennes aux fins de comparaisons. Ils n’ont pas oublié d’intégrer dans leur classement la Turquie, qui pour Bruxelles est en Europe. Ainsi, c’est la Norvège qui compte le plus de femmes dans les Conseils d’administration avec un pourcentage de 41 %, contre 27 % pour la Suède, 13 % en Allemagne, 12 % au Royaume-Uni, 9 % en France comme en Turquie, 8 % en Espagne, 4 % en Italie et 3 % au Portugal. Les femmes européennes présentes dans les Conseils d’administrations sont payées en moyenne moins 20 % que leurs homologues hommes. En France, les femmes représentent à peine plus de 10 % des membres des Conseils d’administration des entreprises du CAC 40 (59 sièges sur 561). Conclusion : Peut mieux faire…

ALBION, PERFIDE MÊME AU TRAVAIL
Le harcèlement au travail est un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de l’UE. La crise, la compétitivité, semblent « booster » celui-ci, en générant des suppressions d’emplois, des réorganisations hâtives mal adaptées, l’absence de dialogue, une pression qui tue la solidarité… Au Royaume-Uni, Les statistiques sont alarmantes. UNISON, le plus important syndicat du secteur public, a intensifié sa campagne relative au harcèlement moral au travail. Plus d’un tiers des 7 000 travailleurs qui ont participé à son enquête ont été victimes d’intimidation au cours des 6 mois qui ont précédé celle-ci, dont les conclusions ont été publiées le 9/11/2009, doublant les chiffres constatés en 1997. « L’impolitesse, les critiques, la surveillance excessive du travail, l’intimidation, l’exclusion et la rétention d’information » sont les comportements les plus cités. Huit personnes sur dix ont affirmé que le harcèlement a eu des conséquences sur leur santé physique ou mentale, et un tiers s’est trouvé en arrêt de travail, certains quittant même leur travail. Tous les salariés interrogés considèrent que le harcèlement fait partie intégrante du lieu de travail, 91 % déclarant qu’ils n’osent pas le signaler, observant que les auteurs de harcèlement sont capables de s’en sortir s’ils étaient dénoncés. Selon le secrétaire général d’UNISON, Dave Prentis, 13,7 millions de jours de travail sont perdus chaque année en raison du stress et de dépression au travail. Au regard de ce constat, le HSE (Health and Safety Executive) devrait prendre bientôt des mesures plus coercitives à l’encontre des employeurs qui n’intègrent pas le harcèlement dans leurs évaluations des risques.

© EUROPE, ELARGISSEMENT ET SOCIETES

Commentaires (0)