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Préface de Jean Robin à La France d’en haut les urnes
| Les entretiens de Philippe Randa
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Philippe Randa est un esprit libre. C’est devenu rare. Et c’est bien connu, ce qui est rare est cher. Qu’est-ce qu’un esprit libre ? C’est un esprit inclassable, qui n’est d’aucun camp, sauf du sien. Véritable acte de résistance que celui-ci, dans un monde moderne qui nous force à rentrer dans des cases, qui nous colle des étiquettes, souvent infamantes, comme on en collait aux juifs en d’autres temps heureusement révolus. Mais les faits sont têtus, et Philippe aussi. Au travers de ses chroniques que j’ai découvertes récemment, et dont je ne me lasse plus, il nous les présente, nus, tels qu’ils sont, tel qu’on ne les voyait plus à force de les voir. Tout y passe, le sport, la politique, l’éducation, la langue, le paraître, la nation, l’environnement, etc. Il les passe au scanner, avec acuité, de son œil critique et souvent acerbe, devant les horreurs qui se présentent à lui comme à nous tous, et auxquelles nous nous sommes hélas trop habitués. Pas lui. Inlassablement, il fonce, enfonce le clou et défonce les portes fermées, aucun sujet ne lui est indifférent et c’est tant mieux pour nous. Il ne s’agit pas d’être d’accord avec lui, c’est pratiquement impossible tant les positions qu’il tient sont diverses et souvent iconoclastes. Mais il s’agit d’aiguiser son sens critique, et ses chroniques sont faites et parfaites pour cela. Moi qui suis gaulliste et anti-européen, j’apprécie ses écrits teintés d’anti-gaullisme et d’européisme. L’éclectisme sera toujours préférable à l’esprit de parti, c’était d’ailleurs le credo de De Gaulle. Il ne faut pas être sectaire, voilà à quoi Philippe Randa nous invite, et c’est la plus belle des invitations qu’un écrivain puisse faire à ses lecteurs. Contre ces boîtes, ces cases et ces étiquettes qui enferment l’individu au lieu de le libérer, la lecture de ces chroniques s’avère indispensable. D’autant plus indispensable que l’humour avec lequel il les fait passer les rend extrêmement digestes, et nous met de bonne humeur malgré le désastre de notre monde qu’il y constate. L’humour est l’excipient dans le suppositoire, c’est ce qui permet de faire passer la médication… Et nous sommes gravement malades ! Donc encore merci au docteur Randa pour ses chroniques, longue vie à elles (et à lui). Jean Robin
Fondateur des éditions Tatamis (www.tatamis.fr), Jean Robin est l’auteur d’Ils ont tué la télé publique, de La Judéomanie, « elle nuit aux juifs, elle nuit à la République » et d’Experto.
La France d’en haut les urnes Collection « politiquement incorrect » Editions Dualpha.
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